Non aux arrestations à la préfecture…

Vendredi 11 avril, j’étais présente aux cotés des membres de RESF 92, afin de sensibiliser les usagers de la préfecture des pratiques allant à l’encontre des droits de l’homme au sein même de la préfecture, cf mon billet du 3 avril. La section des droits de l’homme de Nanterre a rédigé un tract pour continuer à communiqué sur ces pratiques, nous l’avons distribué ce matin au marché de Nanterre (Jacques Celet, Président de la section, Marie Anne Duverne Vice présidente et moi même):

Il y a soixante ans la déclaration universelle des droits de l’homme était signé à Paris au palais de Chaillot, n’en doutons pas la commémoration de cet événement va faire l’objet de nombreuses manifestations ou sera évoquée « la France pays des droits de l’homme », et pourtant…

Et pourtant, tous les jours les étrangers font l’objet de contrôles et d’arrestations dont l’issue est parfois dramatique, ces derniers jours un ressortissant malien c’est jeté dans la marne et c’est noyé alors qu’il tentait d’échapper à un contrôle de police, ces dernières semaines un habitant de Meudon s’est suicidé en apprenant le rejet de sa demande d’asile. Ces faits nous rappellent que derrière les déclarations gouvernementales affichant la volonté de réguler ce qu’ils nomment les « flux migratoires » , il y a des vies, il y a des hommes et ils nous rappellent aussi que des mesures administratives qui prennent la forme froide de la circulaire ou de la note de service peuvent briser la vie de ces hommes.

La belle image de « la France pays des droits de l’homme » se ternit lorsque l’on sait qu’à coté de chez nous, dans notre département, dans notre ville, à la préfecture de Nanterre la police arrête les étrangers a qui on signifier une « obligation de quitter le territoire français » OQTF dans le jargon de l’administration et qui se présentent de bonne foi dans l’espoir de régulariser leur situation. L’administration qui les arrête les ayant invitées à se présenter au guichet de la préfecture. Au nom de la politique des quotas, pour satisfaire un gouvernement pour qui le respect des droits de l’homme est une façade, le Préfet des hauts de Seine « piège » les étrangers en ignorant que parfois le chiffre tue.

Bien que la cour de cassation qui est la plus haute juridiction de notre pays ait censuré la pratique de la « convocation-piège », bien que la cour d’appel de Versailles dans un arrêt du 23/3/08 ait annulé parce que illicite une arrestation au guichet de la préfecture de Nanterre, le préfet des Hauts de Seine à qui la constitution confit dans son article 52 la mission d’être le garant de la légalité républicaine n’est pas revenu sur les directives organisant les arrestations aux guichets.

Le vendredi 11 avril un ressortissant Ghanéen, habitant Asnières a encore été arrêté au guichet alors qu’il venait régulariser sa situation, laissant sa femme désemparée, qui possède un titre de séjour régulier sur le parvis de la préfecture.

La population visée par cette mesure inacceptable n’est pas celle des clandestins récemment arrivé en France, ceux là ne se présentent pas à la préfecture, mais des gens qui travaillent, qui sont parmi nous depuis longtemps, cinq, six, sept ans dont les enfants sont scolarisés, nos voisins, qu’une politique froide, aveugle et inhumaine fragilise et contraint de vivre dans la peur

Rien ne nous oblige jamais d’accepter l’inacceptable.

Aux arrestations et aux expulsions opposons la résistance citoyenne.

La section de Nanterre-Rueil Malmaison de la ligue des droits de l’homme appelle à signer la pétition :non aux arrestations au guichet

Sur internet en utilisant ce lien ci-dessous: http://www.educationsansfrontieres.org/?article12533

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