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Situation dramatique des mineurs étrangers isolés dans le 92

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Conseil municipal du 11 décembre 2018

Intervention pour approuver le vœu de la majorité rappelant au Conseil Départemental 92 ses responsabilités concernant la prise en charge aujourd’hui insuffisante des mineurs isolés étrangers.

Intervention de Habiba Bigdade

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Monsieur le maire, mes chers collègues

 L’urgence sociale que vient de décrire notre collègue retient bien évidement toute l’attention de notre groupe et nous  voterons sans réserve ce vœu.

En tant qu’élus locaux nous devons  œuvrer main dans la main avec le réseau associatif  pour exiger que chacun de ces jeunes bénéficient de la protection à laquelle ils ont droit.

Il est impensable et insupportable qu’aujourd’hui dans le pays des droits l’homme nous répondions à ces  adolescents en très grande fragilité que nous ne sommes pas en mesure de les protéger.

Je rappelle que nous fêtions hier le 70 ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’homme, et le droit des enfants en fait partie, ces mêmes enfants qui ont droit à la scolarité et à être protégés.

C’est d’autant plus intenable quand cette situation se passe dans le  département des hauts de Seine, deuxième départements plus riches de France, et dont la situation financière confortable laisse penser qu’il serait en mesure d’adopter une politique plus volontariste.

Et dans nos centres de santé, à l’espace santé jeunes , nous voyons une recrudescences de ces jeunes envoyés par l’ASE par le biais d’un courrier type sans élément clair concernant l’identité du jeune, ou l’existence d’une couverture sociale et présentant un motif sommaire de demande de consultation, toujours présenté comme urgent.

Comme aucun de ces jeunes n’a pu se présenter accompagné d’un référent de l’ASE la prise en charge de cette accompagnement est faite en partie par le personnel municipal, le CD ne prend même pas ses responsabilités pour ceux qu’il est censé prendre en charge.

Aussi, au-delà d’exiger que des moyens  humains soient octroyés à la hauteur de l’ampleur de la situation, nous devons exiger que chacune des situations soient étudiées avec une grande bienveillance dénudée de toute suspicion.

Car nous ne pouvons tolérer que ces jeunes arrivants soient considérés d’abord comme des fraudeurs, à qui on doit faire passer des tests osseux, alors qu’ils doivent être d’être accueilli comme des enfants sans repères et sans famille.

Refusant de croire que le sort réservé, à ces adolescents qui se présentent à l’aide sociale à l’enfance tous les matins totalement démunis, soit le fruit d’un manque de volonté politique de la part des élus du département, nous les exhortons de les d’accueillir avec la dignité que leur parcours de vie imposent.