Position du groupe des élus socialistes de Nanterre sur l'intercommunalité, le débat est ouvert…..

2009 a été une année de bataille pour Nanterre afin de préserver ses choix d’aménagement et la maîtrise de son destin. 2010 sera une année charnière pour bloquer l’extension de La Défense telle qu’elle est voulue par l’Etat et construire des alliances intercommunales adaptées.

Sur le front de l’extension de La Défense, la presse s’est fait largement l’écho en cette fin d’année de la candidature de Jean SARKOZY à la présidence de l’établissement public d’aménagement de La Défense (EPAD). Cette aubaine médiatique a permis de mettre l’avenir du quartier d’affaires au centre des débats et de revendiquer pour Nanterre un développement ouvert, équilibré, différent du modèle économique hors-sol de la Défense : presque exclusivement financier, immobilier et tertiaire. Nanterre veut maîtriser son aménagement et résister à la volonté de l’État de spolier la moitié de son territoire et de fusionner EPAD et EPASA.

Nanterre est entrée en résistance positive, illustrée notamment par la candidature de son maire à la présidence de l’EPAD. Cette candidature avait le soutien des élu(e)s socialistes pour ce qu’elle était : symbolique et de combat. Et non une course au titre. Quelles tractations inavouées avec les maires de Puteaux et de Courbevoie lui ont alors fait accepter un strapontin sous la forme d’une vice-présidence de l’EPAD ? Nous l’ignorons mais cela affaiblit considérablement la position de Nanterre en nous faisant entrer en négociation alors que l’État n’a pas fait mine de reculer dans sa volonté d’aménager Nanterre à sa place. Pire, cela nous rend comptables du bilan d’un établissement public dont nous rejetons tout : la gestion, les comptes et les choix.

Dans ce contexte, l’intercommunalité doit être appréciée comme une opportunité de bâtir un autre rapport de force avec les pouvoirs publics. Elle se profile à l’horizon de l’année qui démarre dans un calendrier contraint et sous la houlette du préfet. Si nous n’allons pas vers l’intercommunalité, l’intercommunalité viendra à nous.

Et vite : d’ici 2014. Puisque le rapprochement intercommunal se veut une association de communes « au sein d’un espace de solidarité en vue d’élaborer et conduire ensemble un projet commun de développement urbain et d’aménagement de leur territoire », pensons dès à présent la gestion municipale autrement et anticipons les effets de la réforme de la taxe professionnelle qui entraînera à terme une réduction de nos recettes fiscales; notre équipe municipale doit revisiter toutes nos dépenses de fonctionnement et travailler à plus d’efficacité de nos services; c’est l’impérieuse condition pour continuer nos actions en direction des Nanterriens qui en ont besoin.

Alors, avec qui commencer à bâtir ce projet de développement urbain ? avec qui pouvons-nous envisager un espace de solidarité ? pour quel projet ? et dans quels domaines d’intervention ? Le débat existe au sein de la majorité municipale. Les socialistes, avec d’autres, comme ils l’ont déjà exprimé à maintes reprises, sont favorables à travailler avec les communes de Rueil et Suresnes avec lesquelles ils voient des axes de convergences, bien plus qu’avec celles de Puteaux et Courbevoie que l’État tente de nous imposer avec La Défense.

La question de l’intercommunalité est primordiale pour l’avenir de Nanterre. Le débat doit être mené avec l’ensemble des Nanterriens qui devront être consultés.

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